L’usine du chagrin

Étant depuis toujours fan de l’équipe de football des Browns de Cleveland, j’ai grandi en ayant mon lot de déceptions. Même si elle compte au nombre des quatre seules équipes à ne s’être jamais rendues jusqu’au championnat du Super Bowl, certains fans des Browns leur restent néanmoins fidèles année après année. Par contre, comme ces derniers finissent toujours par être déçus, un grand nombre d’entre eux ont surnommé le stade à domicile « l’usine du chagrin ». Or, il se peut que le monde déchu dans lequel nous vivons nous semble être notre propre « usine du chagrin ». On dirait que les peines et les déconvenues résultent de nos propres choix ou de choses qui échappent à notre volonté, s’y succèdent sans fin. Le disciple de Christ a par contre de quoi espérer, non seulement pour la vie à venir, mais aussi pour la journée d’aujourd’hui. Jésus a déclaré : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (JN 16.33). Vous remarquerez que, sans minimiser les épreuves et la tristesse que nous pouvons vivre, Christ les contrecarre par ses promesses de paix, de joie et d’une ultime victoire. Il nous est possible de trouver en Christ une grande paix, qui est plus que suffisante pour nous aider à surmonter tout ce que la vie nous réserve. Bill - Pain Quotidien

Ainsi seront les choses

Vous et moi avons quelque chose en commun. Nous vivons dans un monde désorienté et terni, sans jamais avoir rien connu d’autre. Adam et Ève pouvaient par contre se rappeler à quoi ressemblait la vie avant la malédiction et se remémorer le monde tel que Dieu l’avait destiné à être : libre de la mort, des épreuves et de la souffrance (GE 3.16-19). Dans le jardin d’Éden d’avant la chute, la faim, le chômage et la maladie n’existaient pas. Personne ne mettait en doute la puissance créatrice de Dieu ni son plan relationnel pour les êtres humains. Le monde dont nous avons hérité ressemble très peu au jardin parfait que Dieu nous a confié. C. S. Lewis a dit qu’il s’agissait d’un bon monde qui avait mal tourné, mais qui conservait le souvenir de ce qu’il aurait pu être. Heureusement, même vague, le souvenir de ce à quoi la terre devrait ressembler constitue également un aperçu prophétique de l’éternité. Comme Adam et Ève, qui ont marché et parlé avec Dieu, les croyants le verront alors face à face et le serviront directement. Il n’y aura plus rien pour nous séparer de Dieu, car « [il] n’y aura plus d’anathème » (AP 22.3). Nous en aurons fini avec le péché, la peur et la honte. Il se peut que le passé et ses conséquences jettent une ombre sur le présent, mais la destinée du croyant porte en elle la promesse de quelque chose de mieux : la vie dans un lieu aussi parfait que le jardin d’Éden. Jennifer - Pain Quotidien

Un leader-serviteur

Dans les sociétés africaines traditionnelles, la succession du chef fait l’objet d’une décision sérieuse. Après le décès d’un roi, on choisit son successeur avec grand soin. En plus d’appartenir à la famille royale, celui-ci doit être fort, courageux et sensible. On interroge chaque candidat pour voir s’il se mettrait au service du peuple ou le gouvernerait d’une main de fer, car le successeur au trône doit être apte à diriger, mais aussi à servir. Malgré ses mauvais choix de vie, Salomon se souciait de son successeur : « Et qui sait s’il sera sage ou insensé ? Cependant il sera maître de tout mon travail, et tout le fruit de ma sagesse sous le soleil » (EC 2.19). Or, son fils Roboam, qui lui a succédé, a fait preuve d’un manque total de jugement et a fini par concrétiser la pire crainte de son père. Lorsque son peuple a réclamé des conditions de travail plus humaines, Roboam aurait pu en profiter pour user d’un leadership mû par l’esprit d’un serviteur, comme les vieillards de sa cour le lui avaient conseillé : « Si aujourd’hui tu rends service à ce peuple […] ils seront pour toujours tes serviteurs » (1 R 12.7). Il a toutefois négligé de suivre leur conseil et de consulter Dieu. Résultat : en répondant durement à ses sujets, il a divisé le royaume et a accéléré le déclin spirituel du peuple de Dieu (12.14-19). En famille, au travail, à l’église ou dans le quartier, la sagesse divine nous sert à avoir l’humilité nécessaire pour servir au lieu de nous faire servir. Lawrence - Pain Quotidien

Un trésor caché

Mon mari et moi avons des modes de lecture différents. Comme l’anglais est sa langue seconde, il a tendance à lire lentement, mot à mot. Moi, je lis souvent en diagonale. Reste que Tom retient plus que moi. Il lui est facile de citer quelque chose qu’il a lu il y a une semaine, alors que ma rétention risque de s’évanouir quelques secondes après que j’ai détourné le regard de l’écran ou du livre. La lecture en diagonale s’avère également problématique lorsque je lis la Bible, ce qui ne vaut pas uniquement pour les généalogies. Je suis tentée de sauter un passage que je connais bien, une histoire que j’entends depuis l’enfance ou un psaume cité dans une chanson courante. Or, le chapitre 2 des Proverbes nous exhorte à chercher de tout notre coeur à approfondir notre connaissance de Dieu. Une lecture attentive et une mémorisation de la Bible nous permettent de mieux en assimiler les vérités (V. 1,2). Il arrive parfois que de lire la Parole à voix haute nous aide à mieux saisir la sagesse de Dieu. Par ailleurs, le fait de lui offrir des paroles scripturaires par la prière en sollicitant « la sagesse » et « l’intelligence » (V. 3) nous permet de jouir d’une conversation avec l’Auteur qu’il est. On en vient à connaître Dieu et sa sagesse en les cherchant de tout son coeur. Il est possible de trouver l’intelligence si on la cherche comme s’il s’agissait d’une somme d’argent ou d’un trésor caché. Cindy - Pain Quotidien

S’entraîner à vivre

J’ai récemment rencontré une femme qui a poussé son corps et son esprit jusqu’à la limite. Elle a gravi des montagnes, elle a affronté la mort et elle a même battu un record Guinness. Elle relève toutefois actuellement un défi bien différent, celui d’élever son enfant handicapé. Le courage et la foi dont elle a fait preuve en escaladant des montagnes, elle les investit maintenant dans son rôle de mère. Dans 1 Corinthiens, l’apôtre Paul parle d’un athlète participant à une course. Après avoir exhorté les membres d’une Église très attachés à leurs droits à user d’égards les uns envers les autres (CH. 8), il leur a expliqué qu’il percevait les défis de l’amour et du sacrifice de soi comme une course d’endurance (CH. 9). En tant que disciples de Jésus, ils devaient donc renoncer à leurs droits par obéissance envers lui. Comme l’athlète s’entraîne dans l’espoir de remporter la victoire, nous nous entraînons aussi, corps et esprit, afin que notre âme s’épanouisse. En demandant au Saint-Esprit de nous transformer à chaque instant, nous laissons notre ancienne nature derrière nous. Avec l’aide de Dieu, nous refusons de prononcer la parole cruelle qui nous vient à l’esprit. Nous mettons de côté nos appareils électroniques pour passer du temps avec nos amis. Lors d’un désaccord, nous ne cherchons pas à avoir le dernier mot. Tandis que nous nous entraînons aujourd’hui à courir selon l’Esprit de Dieu, comment celui-ci cherche-t-il à nous façonner ? Amy - Pain Quotidien

Le legs de Jésus

Lorsque le contremaître d’un chantier de voirie a trouvé la mort dans un accident, son amour pour sa famille, ses collègues et sa collectivité a créé un horrible sentiment de deuil. Son église de campagne n’étant pas assez grande pour accueillir tous ceux qui voulaient assister à ses obsèques, on a choisi de tenir la cérémonie dans un auditorium. Comme celui-ci était bondé d’amis et de proches du défunt, il allait de soi qu’à sa façon, unique, Tim avait touché la vie de nombreuses personnes. Sa bonté, son sens de l’humour et sa joie de vivre allaient manquer à beaucoup de gens. En rentrant des funérailles, j’ai repensé au roi Joram. Quel contraste ! Son court règne de terreur est décrit dans 2 Chroniques 21. Pour affermir son pouvoir, Joram a fait tuer ses propres frères et d’autres chefs d’Israël (V. 4). Puis il a conduit Juda à l’idolâtrie. Il croyait par sa brutalité faire un legs à l’Histoire. Or, la Bible dit de lui : « Il s’en alla sans être regretté » (V. 20) et l’on se rappellera à jamais sa malveillance et son égocentrisme. Même s’il était roi lui aussi, Jésus est par contre venu sur la terre en tant que serviteur. En faisant le bien, ce Roi-Serviteur s’est attiré la haine de gens assoiffés de pouvoir et a malgré tout sacrifié sa vie. Jésus et son legs sont encore vivants aujourd’hui. Ce legs inclut ceux qui ont compris que la vie ne se résume pas à leur personne, mais qu’elle concerne aussi Jésus, qui désire tant entourer de ses bras accueillants ceux qui se tournent vers lui et leur accorder son pardon. Tim - Pain Quotidien

Prier sans vous relâcher

Semblez-vous ces temps-ci vous heurter à de nouvelles difficultés chaque fois que vous tentez de régler un problème ? Vous remerciez Dieu le soir de s’en charger, puis vous découvrez à votre réveil qu’autre chose s’est produit et que le problème demeure entier. En lisant l’Évangile selon Luc durant une de ces périodes, l’introduction du chapitre 18 m’a frappé : « Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher » (V. 1). J’avais lu la parabole de la veuve et du juge inique bien des fois déjà, mais sans jamais en comprendre la pertinence (V. 2-8). C’est que je n’avais jamais fait le lien entre cette introduction et la parabole. La leçon que Jésus enseignait par elle à ses disciples était claire : « Priez sans jamais vous relâcher. » La prière n’est pas un moyen de forcer Dieu à agir selon notre volonté, mais un processus par lequel nous reconnaissons sa puissance et les projets qu’il a formés pour notre vie. Par la prière, nous confions notre vie et notre situation au Seigneur, sachant qu’il agira en son temps et à sa guise. Si nous comptons sur Dieu pour user de grâce non seulement dans sa réponse à nos requêtes, mais aussi dans le choix du processus qu’il emploiera, nous pouvons continuer de nous présenter à lui en prière certains qu’il nous traitera avec sagesse et bonté. L’exhortation que notre Seigneur nous fait est claire : Priez sans jamais vous relâcher ! David - Pain Quotidien