Le cadeau des mages

Un jeune couple marié avait plus d’amour que d’argent. À l’approche de Noël, mari et femme avaient du mal à trouver un cadeau qui témoignerait de tout l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. Finalement, la veille de Noël, Della a vendu ses cheveux longs jusqu’aux genoux pour acheter à Jim une chaîne en platine à mettre à la montre qu’il avait héritée de son père et de son grand‑père. Jim venait cependant de vendre cette montre pour acheter un ensemble de peignes coûteux devant orner la chevelure de Della. L’auteur O. Henry a intitulé l’histoire de ce couple Le Cadeau des Rois mages. Son œuvre suggère que, même si leurs cadeaux ont perdu toute leur utilité et ont pu sembler les ridiculiser le matin de Noël, leur amour a fait d’eux parmi les plus sages des gens qui offrent des cadeaux. Les mages du tout premier Noël auraient pu sembler ridicules aux yeux de certains en arrivant à Bethléhem avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe en cadeaux (MT 2.11). C’étaient des non‑Juifs et des étrangers qui ne comprenaient pas à quel point ils allaient troubler la paix à Jérusalem en se renseignant sur un roi des Juifs qui venait de naître (V. 2). Comme ce fut le cas de Jim et Della, les projets des mages n’ont pas tourné comme ils s’y étaient attendu. Reste qu’ils ont donné ce que l’argent ne peut acheter. Ils sont venus avec des cadeaux, mais se sont ensuite inclinés pour adorer celui qui allait en définitive faire le plus grand des sacrifices pour eux – et pour nous. Mart - Pain Quotidien

Exactement comme mon père

Les bottes de cowboy poussiéreuses de mon père sont sur le sol de mon bureau, me rappelant chaque jour le genre d’homme qu’il était. Entre autres choses, il a élevé et entraîné des chevaux de cutting, ces athlètes équestres qui filent comme l’éclair. J’aimais le regarder travailler, m’émerveillant de sa capacité à ne pas se faire désarçonner. Tout jeune, je voulais être exactement comme lui. Je suis maintenant octogénaire, et ses bottes sont encore trop grandes pour que je les remplisse. Mon père est aujourd’hui au ciel, mais j’ai un autre Père à imiter. Je veux être exactement comme lui : rempli de sa bonté, ayant le parfum de son amour. Je n’y suis toujours pas parvenu et je n’y parviendrai jamais non plus ici‑bas ; ses bottes sont bien trop grandes pour que je les remplisse. L’apôtre Pierre a toutefois dit : « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus‑Christ à sa gloire éternelle […] vous perfectionnera lui‑même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » (1 PI 5.10). Vous savez, il a la sagesse et la puissance pour le faire (V. 11). Notre manque de ressemblance avec notre Père céleste ne durera pas toujours. Dieu nous a appelés à partager la beauté de ses attributs. Ici‑bas, nous le reflétons mal, mais au ciel nos péchés et notre tristesse ne seront plus, et nous le refléterons alors pleinement ! Voilà ce qu’est « la grâce de Dieu […] véritable » (V. 12). Roper - Pain Quotidien

Que disent les spécialistes ?

Le chroniqueur du Boston Globe Jeff Jacoby écrit que « les spécialistes ont la troublante capacité d’être désespérément dans le tort et défaitistes ». Un simple coup d’œil à l’Histoire récente suffit à lui donner raison. Le grand inventeur Thomas Edison, par exemple, a déclaré que le cinéma parlant ne remplacerait jamais le cinéma muet. En 1928, Henry Ford a dit : « Les gens sont en train de devenir trop intelligents pour jamais déclarer une autre guerre. » D’innombrables autres prédictions de « spécialistes » ont fait complètement fausse route. Manifestement, le génie a ses limites. Un seul Être est entièrement fiable, et il a parlé durement de ces pseudo spécialistes : les chefs religieux de l’époque de Jésus, qui prétendaient détenir la vérité. Ces érudits et théologiens croyaient savoir à quoi ressemblerait le Messie promis à son arrivée. Jésus les a avertis : « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle. » Puis il leur a indiqué en quoi le plus important leur échappait : « [Ce] sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » (JN 5.39,40.) Avec une nouvelle année qui s’amorce, nous entendrons des prédictions allant de terrifiantes à follement optimistes. Bon nombre d’entre elles seront prononcées avec grandes assurance et autorité. Ne vous alarmez pas. Notre confiance demeure en celui qui réside au cœur même de la Bible. Il nous tient fermement dans sa main, nous et notre avenir. Tim - Pain Quotidien

Une gloire à couper le souffle

Un des plaisirs qu’il y a à visiter l’Europe consiste à voir les grandes cathédrales éparpillées dans ses paysages. D’une beauté à couper le souffle, elles s’élèvent vers le ciel. L’architecture, l’art et le symbolisme propres à ces étonnants édifices nous captivent et nous émerveillent par leur splendeur. En réfléchissant au fait que ces structures ont été bâties pour refléter la magnificence de Dieu et sa splendeur inégalable, je me suis demandé comment faire revivre dans notre cœur et notre esprit un sentiment comparable devant la grandeur de Dieu et nous rappeler sa toute‑puissance. Un moyen d’y parvenir consiste à regarder au‑delà des structures admirables et somptueuses de l’homme pour contempler la majesté de ce que Dieu a lui‑même créé. Contemplez une nuit étoilée et réfléchissez à la puissance que Dieu a déployée en donnant vie à l’univers par sa parole. Tenez un nouveau‑né dans vos bras et remerciez Dieu pour le miracle de la vie en soi. Regardez les sommets aux neiges éternelles de l’Alaska ou l’imposant océan Atlantique qui grouille des millions de créatures que Dieu a faites et imaginez la puissance qui permet à cet écosystème de fonctionner. L’humanité n’a pas tort de tendre vers le ciel au moyen de structures visant à nous diriger vers Dieu. Nous devrions cependant réserver notre admiration la plus pure à Dieu même en lui disant : « À toi, Éternel, la grandeur, la force et la magnificence, l’éternité et la gloire » (1 CH 29.11). Branon - Pain Quotidien

Courir vers le but

En longeant le mur extérieur de l’immeuble de bureaux où je travaille, je me suis émerveillé de voir une superbe fleur pousser dans un interstice entre les dalles de béton qui couvraient le sol. Malgré sa situation déplorable, cette plante avait trouvé un point d’appui, le moyen de s’enraciner dans la fissure aride et de s’y épanouir. Par la suite, j’ai remarqué qu’un climatiseur installé juste au‑dessus de cette plante laissait tomber des gouttes d’eau sur elle durant toute la journée. Bien que son environnement ait été hostile, cette plante recevait l’aide lui étant nécessaire sous forme d’eau lui provenant d’en haut. Il est parfois difficile de grandir dans la vie chrétienne, mais lorsque nous persévérons en Christ, les barrières deviennent surmontables. Notre situation de vie peut être défavorable, et le découragement peut nous sembler être un obstacle. Reste que, si nous poursuivons notre relation avec le Seigneur, nous pourrons nous épanouir comme cette plante solitaire. Ce fut le cas de l’apôtre Paul. En dépit des terribles épreuves et défis qu’il a dû affronter (2 CO 11.23‑27), il a refusé de baisser les bras. « [Je] cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus‑Christ […] je cours vers le but, pour remporter le prix » (PH 3.12,14). Paul a réalisé qu’il pouvait tout par le Seigneur qui le fortifiait (4.13). Or, il en va de même pour nous, avec l’aide de celui qui nous en procure la force. Lawrence - Pain Quotidien