Donnez au suivant

Je me plais à regarder des courses à relais. La force physique, la vitesse, l’aptitude et l’endurance requises des athlètes me remplissent d’admiration. Reste qu’un point crucial de la course capte toujours mon attention en particulier et m’angoisse un peu. C’est le moment où le témoin est remis à l’athlète suivant. Il suffit d’un instant de retard ou d’un simple manque de synchronisme pour vouer la course à une défaite. Or, les chrétiens participent aussi à un genre de course à relais, en ce sens qu’ils transportent le témoin de la foi, ainsi que de la connaissance du Seigneur et de sa Parole. Et la Bible nous parle de la nécessité de se remettre ce témoin de génération en génération. Dans le Psaume 78, Asaph déclare : « J’ouvre la bouche par des sentences […] des temps anciens. Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, ce que nos pères nous ont raconté […] nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, ainsi que sa puissance et les prodiges qu’il a opérés » (V. 2‑4). Moïse a dit quelque chose de semblable aux Israélites : « [Veille] attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton coeur ; enseigne‑les à tes enfants et aux enfants de tes enfants » (DE 4.9). Nous sommes appelés à tout faire pour transmettre aux générations à venir, avec amour et courage, « les vertus de celui qui [nous] a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 PI 2.9). Lawrence - Pain Quotidien

Des paroles d’encouragement

Peu de temps après la mort de son père, C. S. Lewis, alors âgé de 30 ans, a reçu une lettre d’une femme qui avait pris soin de la mère de celui‑ci durant sa maladie l’ayant conduite à sa mort plus de deux décennies auparavant. La femme lui offrait ses condoléances et se demandait s’il se souvenait d’elle. Il lui a alors répondu : « Chère infirmière Davison, si je me souviens de vous ? Et comment ! » Lewis se rappelait combien sa présence sous leur toit avait compté pour son père, son frère et lui‑même au cours d’une période difficile. Il l’a donc remerciée de ses condoléances et lui a écrit : « C’est vraiment réconfortant d’être ramené en ce temps‑là. Comme j’étais alors enfant, le temps que vous avez passé auprès de ma mère m’a semblé très long et m’a amené à vous considérer comme un membre de la famille. » Lorsque nous traversons une période éprouvante, on peut nous redonner le moral par une parole encourageante et nous faire lever les yeux sur le Seigneur. Dans l’Ancien Testament, le prophète Ésaïe a écrit : « Le Seigneur, l’Éternel, m’a donné une langue exercée, pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu » (50.4). Or, lorsque nous fixons le regard sur le Seigneur, il nous offre des paroles pour nous redonner espoir et éclairer nos ténèbres. David - Pain Quotidien

Les portes de l’adoration

En entrant dans certaines des plus grandes villes du monde, on peut trouver de célèbres portes comme la Brandebourg (Berlin), la Jaffa (Jérusalem) et les Downing Street (Londres). Or, que ces portes aient été construites dans un but défensif ou cérémoniel, elles représentent toutes la différence entre se trouver dans ou hors de certains quartiers. Certaines sont ouvertes ; d’autres sont fermées à tous, sauf à quelques personnes. Les portes donnant sur la présence de Dieu sont toujours ouvertes. Le cantique bien connu du Psaume 100 est d’ailleurs une invitation aux Israélites à entrer dans cette présence par les portes du Temple. On leur disait : « Poussez vers l’Éternel des cris de joie » et : « [Venez] avec allégresse en sa présence » (V. 1,2). Dans l’Antiquité, c’était la coutume d’acclamer un monarque par des cris de joie. À plus forte raison, la terre entière devrait‑elle chanter joyeusement à la gloire de Dieu, puisqu’il en est le Roi des rois (V. 3). Les Israélites entraient donc dans ses portes avec des louanges et des actions de grâces envers la bonté de Dieu, ainsi que sa fidélité et son amour éternel qui se perpétuent de génération en génération (V. 4,5). Même lorsqu’ils oubliaient leur identité de peuple de Dieu et s’égaraient loin de lui, Dieu leur demeurait fidèle et continuait de les inviter à entrer en sa présence. Les portes donnant sur la présence de Dieu nous sont encore ouvertes, nous invitant à venir à lui pour l’adorer. Marvin - Pain Quotidien

De redoutables épreuves

Le feu peut être l’un des pires ennemis des arbres. Il peut aussi s’avérer utile. Des spécialistes disent que de petits feux fréquents nommés feux « cool » ont pour effet de nettoyer le sol d’une forêt en éliminant les feuilles mortes sans détruire les arbres. Ces feux laissent derrière eux des cendres qui conviennent parfaitement à la croissance des graines. Étonnamment, les feux de faible intensité sont nécessaires à la bonne croissance des arbres. De même, les épreuves – représentées par le feu dans la Bible – sont nécessaires à notre santé et à notre croissance spirituelles (1 PI 1.7 ; 4.12). Jacques a écrit : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien » (JA 1.2‑4). C’est souvent dans une période éprouvante que les desseins de Dieu s’accomplissent, car elles se prêtent bien à notre croissance vers la maturité spirituelle. Cette croissance non seulement nous trace la voie à suivre dans la vie, mais encore elle nous permet de mieux refléter Jésus auprès d’un monde ayant désespérément besoin de lui. Entre les mains du Père, nos épreuves peuvent accomplir ses desseins concourant à notre bien et à son honneur. Elles sont également susceptibles de nous façonner à la ressemblance de son Fils. Bill - Pain Quotidien

Soyez réconciliés

Ils sont assis côte à côte sur un tapis de paille, lui, vêtu d’un pantalon beige et d’une chemise blanche et pourpre, et elle, vêtue d’une robe bleue et jaune. « J’ai pris part à l’assassinat du fils de cette femme », dit François, l’un des milliers d’hommes hutus qui ont commis des crimes contre les Tutsis lors du génocide rwandais de 1994. « Il a tué mon fils », dit Épiphanie, « puis il est venu me demander pardon. » Une mère assise à côté du meurtrier de son fils ? Comment est-ce possible ? Par la réconciliation. Jésus a fréquemment abordé le sujet de la réconciliation dans ses enseignements. Il a dit heureux ceux qui procuraient la paix (MT 5.9), il nous a enseignés à ne pas nous venger lors de conflits (V. 38‑42) et nous a appelés à pardonner à ceux qui nous ont fait du tort (6.12,14,15). Jésus désirait que nous recherchions la réconciliation dans toutes nos relations. Il a parlé de deux secteurs où les conflits surviennent généralement : l’Église et la société. Si à l’église nous nous rappelons avoir offensé quelqu’un, nous devons demander pardon à cette personne avant de participer aux autres activités (5.23,24). Et si un différend survient entre nous et notre prochain, nous devons chercher à nous réconcilier avant que ce dernier amène l’affaire devant les tribunaux (V. 25,26). Les directives de Jésus s’appliquent à l’ensemble de nos relations : lorsque nous sommes l’auteur de l’offense, nous devons admettre notre faute et nous réconcilier. Jésus n’a jamais dit que la réconciliation allait être facile. Elle ne l’a pas été pour lui (2 CO 5.19‑21). Elle ne l’a pas été non plus pour les Rwandais. La réconciliation a nécessité du temps, des formations, de la médiation et de la prière. Mais si Épiphanie et François ont pu se réconcilier, ne peut-on pas espérer en faire autant ? « Avant, a dit Épiphanie de François, je le traitais comme mon ennemi. Maintenant, je préfère le traiter comme mon propre enfant. » En Christ, même les conflits et les maux les plus profonds peuvent être transformés par la réconciliation. Pão Diário