Abandonnée dans le froid

En désespoir de cause, une femme a téléphoné au centre d’aide au logement où je travaillais. Un problème de chauffage avait transformé la maison qu’elle louait en congélateur meublé. Paniquée, elle m’a demandé comment prendre soin de ses enfants en pareille situation. Je me suis empressée de lui offrir une réponse sortie du manuel : « Allez à l’hôtel et envoyez la note au propriétaire. » Elle m’a alors raccroché au nez en colère. Je connaissais la réponse du manuel à sa question, mais je n’avais fait aucun cas de son coeur. Elle voulait trouver quelqu’un qui comprendrait ses craintes et son désarroi. Elle avait besoin de savoir qu’elle n’était pas seule. En gros, je l’avais abandonnée dans le froid. Après avoir tout perdu, Job s’est retrouvé avec des amis qui avaient des réponses, mais peu de compréhension à lui offrir. Tsophar lui a dit qu’il n’avait qu’à vivre pleinement pour Dieu et que ses jours auraient plus d’éclat que le soleil à son midi (11.17). Ayant mal reçu ce conseil, Job lui a servi une réplique sarcastique : « [Avec] vous doit mourir la sagesse » (12.2). Il connaissait l’arrière‑goût que laissaient les réponses sorties tout droit d’un manuel aux problèmes de la vraie vie. Il est facile de reprocher aux amis de Job de ne pas avoir vu la situation dans son ensemble. Reste que nous en faisons autant devant des questions que nous ne comprenons pas vraiment. Les gens veulent obtenir des réponses, mais surtout se savoir écoutés et compris. Tim - Pain Quotidien

Appelé par son nom

Dès que je fais la connaissance d’un nouveau groupe d’étudiants dans le cadre d’un cours de composition universitaire que je donne, je connais déjà leurs noms. Je prends le temps d’apprendre leurs noms et de regarder leurs photos sur ma liste d’élèves, si bien que lorsqu’ils entrent dans ma classe je peux leur dire : « Bonjour, Jessica » ou : « Bienvenue, Trevor. » J’agis de la sorte parce que je sais combien il nous est agréable de nous faire reconnaître et appeler par notre nom. Cependant, pour vraiment connaître une personne, il ne suffit pas d’en connaître le nom. Dans Jean 10, nous pouvons ressentir la chaleur et la tendresse que Jésus, le bon Berger, a envers nous en lisant qu’il nous « appelle par [notre] nom » (V. 3). Reste que celui‑ci n’est pas tout ce qu’il sait de nous. Il connaît aussi nos pensées, nos aspirations, nos craintes, nos fautes et nos grands besoins. Au fait de ces derniers, il nous a même donné la vie – une vie éternelle – en la payant de la sienne. Comme il le dit dans le verset 11, il « donne sa vie pour ses brebis ». Nos péchés nous séparaient de Dieu, alors Jésus, le bon Berger, s’est fait l’Agneau se sacrifiant lui‑même en prenant nos péchés sur lui. En donnant sa vie pour nous et en ressuscitant par la suite, il nous a rachetés. Résultat : en acceptant le don de son salut par la foi, nous mettons fin à notre séparation d’avec Dieu. Remerciez‑en Jésus ! Il connaît votre nom et vos besoins ! Branon - Pain Quotidien

Afin que nous les pratiquions

En lisant Éphésiens 2.10 dans une version contemporaine anglaise, j’ai été frappé de voir que l’expression « afin que nous les pratiquions » avait été traduite par « notre mode de vie. » Quel devrait réellement être notre mode de vie en tant que disciples de Jésus ? Je me le demande bien. Est‑ce ce qui nous fait nous sentir à l’aise, en sécurité et heureux ou bien devrait‑ce être plus que cela ? Paul a rappelé aux chrétiens d’Éphèse que Dieu avait transformé toute leur vie : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts dans nos offenses, nous a rendus vivants avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) » (ÉP 2.4,5). Résultat : nous avons été « créés en Jésus‑Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (V. 10). Faire de bonnes oeuvres, aider les gens, donner, aimer et servir au nom de Jésus, voilà ce que nous devons pratiquer. Il ne s’agit pas d’activités facultatives pour les croyants, mais la raison même pour laquelle Dieu nous a accordé la vie en Christ. Dans un monde en constante évolution, Dieu nous a appelés et équipés pour vivre au service d’autrui et en son honneur. David - Pain Quotidien

Tourner la page

Chris Baker est un tatoueur qui transforme des symboles de douleur et d’esclavage en oeuvres d’art. Nombre de ses clients sont d’anciens membres de gangs et d’anciennes victimes de la traite des personnes qui ont été marqués de noms, de symboles ou de codes d’identification. Chris les transforme en tatouant par‑dessus de magnifiques nouvelles images. Jésus fait pour l’âme ce que Chris Baker fait pour la peau. Il nous prend comme nous sommes et nous transforme : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 CO 5.17). Avant de connaître Christ, nous suivons nos désirs là où ils nous mènent, ce que reflète notre mode de vie. Si nous nous repentons et marchons avec Christ, les passions et les écueils qui nous dominaient deviennent des « choses anciennes » (1 CO 6.9‑11), disparaissant au fil de notre transformation. « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ » (2 CO 5.18). Reste que la vie de « nouvelle création » n’est pas toujours facile. Nous mettons parfois longtemps à nous défaire d’anciennes habitudes, car certaines idées fondamentales de notre ancienne vie résistent à toute volonté de changement. Au fil du temps, l’Esprit de Dieu oeuvrera toutefois en nous, nous procurant une force intérieure et une saine compréhension de l’amour de Christ. Nous, merveilleuses nouvelles créatures de Dieu, sommes donc libres de tourner la page. Jennifer - Pain Quotidien

Refuser d’être emporté au loin

À la fin d’un trimestre, ma femme et moi sommes passés prendre notre fille à son école, située à 100 km de là. En rentrant à la maison, nous avons fait un détour par une station balnéaire pour y manger un morceau tout en savourant aussi la vue des bateaux qui mouillaient près du rivage. En général, on en jette l’ancre afin de les empêcher de partir à la dérive. C’est alors que j’ai remarqué que l’un d’eux dérivait parmi les autres – se frayant un chemin lentement, mais sûrement, vers le large. En rentrant à la maison, j’ai réfléchi à la mise en garde appropriée que l’auteur de l’épître aux Hébreux a adressée à ses lecteurs chrétiens : « C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles » (HÉ 2.1). Nous serions avisés de rester près de Dieu. Ce même auteur dit que, bien que la loi mosaïque soit fiable et doive être respectée, le message du Fils de Dieu lui est de loin supérieur. Notre salut est « si grand » en Jésus que nous aurions tort d’en faire abstraction (V. 3). Si notre relation avec Dieu se refroidit, nous le remarquerons à peine au début, car cela se fera de manière progressive. Reste que le fait de passer du temps à lui parler dans la prière, à lire sa Parole, à lui confesser nos torts et à communier avec d’autres disciples de Jésus peut nous aider à rester ancrés en lui. Si nous nous approchons souvent du Seigneur, il nous soutiendra avec fidélité, ce qui nous évitera de partir à la dérive. Lawrence - Pain Quotidien