Ne manquant de rien

Imaginez partir en voyage sans bagages. Pas même le strict minimum. Aucun vêtement de rechange. Ni argent ni cartes de crédit. Tout cela semblerait aussi imprudent que terrifiant, n’est‑ce pas ? C’est pourtant précisément ce que Jésus a demandé à ses douze disciples de faire en les envoyant en mission de prédication et de guérison pour la première fois : « Il leur prescrivit de ne rien prendre pour le voyage, si ce n’est un bâton ; de n’avoir ni pain, ni sac, ni monnaie dans la ceinture ; de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques » (MC 6.8,9). Reste qu’en les préparant à oeuvrer après son départ, Jésus leur a dit par la suite : « Maintenant, au contraire, que celui qui a une bourse la prenne et que celui qui a un sac le prenne également, que celui qui n’a point d’épée vende son vêtement et achète une épée » (LU 22.36). Quoi donc en conclure ? Il s’agit de compter sur la générosité de Dieu. Faisant allusion à leur premier voyage, Jésus les a interrogés ainsi : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac, et sans souliers, avez‑vous manqué de quelque chose ? Ils répondirent : De rien » (V. 35). C’est dire qu’ils avaient tout pour mener à bien leur mission, à savoir le pouvoir d’accomplir l’oeuvre de Dieu (MC 6.7). Nous fions‑nous à Dieu pour combler nos besoins ? Assumons‑nous aussi nos responsabilités et notre planification ? Croyons fermement qu’il nous donnera le nécessaire pour accomplir son oeuvre. Hia - Pain Quotidien

La face de Dieu

Une grande partie de ma carrière d’auteur a tourné autour du problème de la souffrance. Je ne cesse de revenir sur les mêmes questions, comme si je retournais le fer dans une plaie qui ne guérit jamais entièrement. Je reçois des lettres de lecteurs de mes livres, et leurs histoires marquées par l’angoisse mettent des visages sur mes doutes. Je me souviens d’un pasteur de la jeunesse qui m’a téléphoné après avoir appris que sa femme et sa fillette encore bébé se mouraient du SIDA à cause d’une transfusion de sang contaminé. « Comment faire pour parler à mon groupe de jeunes au sujet d’un Dieu bienveillant ? », m’a‑t‑il alors demandé. J’ai appris à ne plus chercher de réponses à ces « Pourquoi ? » Pourquoi la poche de sang contaminé est‑elle échue aux proches de ce pasteur ? Pourquoi une tornade ravage‑t‑elle un village, mais en épargne un autre ? Pourquoi les prières de guérison physique ne s’exaucent‑elles pas toutes ? Une question ne me harcèle toutefois plus : « Dieu s’en préoccupe‑t‑il ? » Je ne connais qu’une seule bonne réponse à cette question. En Jésus, Dieu nous a donné un visage. Si vous vous demandez ce que Dieu ressent devant les souffrances de notre planète éprouvée, plongez le regard dans ce visage. La mort de son Fils, qui éliminera pour l’éternité tout ce qui est chagrin, souffrance et mort, y répond : « Car Dieu […] a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ » (2 CO 4.6). Philip - Pain Quotidien

Tout abandonner

Lorsque je jouais dans l’équipe de basketball de mon université, je prenais consciemment la décision en début de chaque saison d’entrer dans le gymnase en me consacrant entièrement à mon entraîneur, résolu à faire tout ce qu’il demanderait de moi. Il n’aurait pas été avantageux pour mon équipe que j’annonce : « Hé, entraîneur ! Je suis là. Je veux faire des tirs au panier et des dribbles, mais ne me demande pas de courir des longueurs, de jouer à la défense et de suer comme un porc ! » Tout athlète accompli se doit de faire assez confiance à son entraîneur pour faire tout ce que celui‑ci demandera de lui pour le bien de l’équipe. En Christ, il nous faut devenir chacun « un sacrifice vivant » (RO 12.1), lui disant : « Je te fais confiance. Tout ce que tu me demanderas de faire, je le ferai. » Puis il nous « transformera » en renouvelant notre esprit afin de l’axer sur les choses qui lui sont agréables. Il est utile de savoir que Dieu ne nous appellera jamais à faire une chose sans nous avoir déjà rendus aptes à l’accomplir. Comme Paul nous le rappelle, « nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée » (V. 6). Sachant que nous pouvons confier notre vie à Dieu, abandonnons‑nous donc à lui, fortifiés par la connaissance du fait qu’il nous a créés et qu’il nous aidera à tout réussir en lui. Branon - Pain Quotidien

Un souffle de vie

Par une matinée froide et givrée, tandis que ma fille et moi marchions jusqu’à l’école, nous nous sommes amusées à regarder notre souffle se changer en vapeur. Nous trouvions comique de voir les divers nuages vaporeux que nous parvenions à créer. Or, j’ai accueilli ces instants comme un cadeau, celui d’être en compagnie de ma fille et en vie. Notre souffle, qui est généralement invisible, se voyait dans l’air froid, ce qui m’a amenée à réfléchir à la Source de notre souffle et de notre vie : le Seigneur, notre Créateur. En effet, celui qui a formé Adam de la poussière, lui insufflant la vie, insuffle aussi la vie à chacun de nous et à toute créature vivante (GE 2.7). Toutes choses proviennent de lui, même notre souffle, que nous inspirons et expirons sans même y prêter attention. Il se pourrait que nous soyons tentés, nous qui vivons dans un monde de confort et de technologie, d’oublier nos débuts et le fait que nous tenons notre vie de Dieu. Par contre, si nous nous arrêtons pour nous rappeler que Dieu est notre Créateur, nous serons en mesure d’adopter et d’intégrer une attitude de reconnaissance dans notre routine quotidienne. Nous pourrons donc lui demander de nous aider à reconnaître le don qu’est la vie d’un coeur humble et reconnaissant. Puisse notre gratitude se répandre autour de nous et toucher les gens de notre entourage, afin qu’ils en viennent à leur tour à remercier le Seigneur de sa bonté et de sa fidélité. Amy - Pain Quotidien

Un trésor à partager

En mars 1974, des fermiers chinois s’employaient à creuser un puits lorsqu’ils ont fait une découverte étonnante : ensevelie sous le sol aride de la Chine centrale se trouvait la fameuse armée de terre cuite – des sculptures d’argile grandeur nature datant du IIIe siècle av. J.‑C. Cette extraordinaire découverte archéologique comptait environ 8000 soldats, 150 chevaux de cavalerie et 130 chars tirés par 520 chevaux. Le lieu de la découverte de l’armée de terre cuite est devenu l’un des sites touristiques les plus prisés de Chine, attirant plus d’un million de visiteurs par année. Ce formidable trésor resté enseveli pendant des siècles est donc maintenant partagé avec le reste de la planète. L’apôtre Paul a écrit que les disciples de Christ ont en eux‑mêmes un trésor qu’ils doivent partager avec le monde : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous » (2 CO 4.7). Ce trésor que nous avons en nous‑mêmes est le message de Christ et son amour. Or, il est nécessaire de le partager plutôt que de le garder caché afin que, par l’amour et la grâce de Dieu, les gens de toutes les nations soient accueillis au sein de sa famille. Puissions‑nous donc, par l’oeuvre de son Esprit, faire découvrir ce trésor à quelqu’un aujourd’hui même ! Bill - Pain Quotidien