Une vulnérabilité visible

En m’aventurant dehors plusieurs semaines après avoir été opérée à l’épaule, j’étais craintive. Je m’étais habituée à avoir le bras en écharpe, mais mon chirurgien et mon physiothérapeute me disaient maintenant de ne plus la porter. C’est alors que je suis tombée sur cet énoncé : « À ce stade‑ci, le port d’une écharpe est contre‑indiqué, sauf en guise de signe visible de vulnérabilité dans un environnement incontrôlé. » Ah ! voilà. Je redoutais qu’une personne enthousiaste me fasse une accolade ou qu’un ami me heurte accidentellement sans savoir qu’il me faisait mal. Je m’abritais donc derrière ma fine écharpe bleue poudre. L’abandon à la vulnérabilité peut faire peur. On désire se faire aimer et accepter tel que l’on est, mais on craint que, si l’on se faisait connaître vraiment, on se ferait rejeter et blesser du même coup. Et si les gens se rendaient compte que l’on n’est pas assez intelligent… gentil… ou bon ? Reste qu’étant de la famille de Dieu, nous avons la responsabilité de nous entraider à grandir dans la foi. La Bible nous demande : « [Exhortez‑vous] réciproquement, et édifiez‑vous les uns les autres » (1 TH 5.11), « avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour » (ÉP 4.2). En nous montrant honnêtes et vulnérables devant les autres croyants, il se peut que nous nous découvrions en commun des combats contre la tentation et la difficulté de vivre dans l’obéissance. Surtout, nous aurons part au merveilleux don de la grâce divine dans notre vie. Cindy - Pain Quotidien

Le papier de verre de Dieu

Les paroles de mon amie m’ont fait mal. En cherchant le sommeil, j’ai tenté d’arrêter de ruminer ses remarques sans équivoque au sujet de mon opiniâtreté. Couchée là, j’ai demandé à Dieu de m’accorder sagesse et paix. Plusieurs semaines après, comme j’avais l’esprit encore accaparé par ce sujet, j’ai prié : « Je suis blessée, Seigneur, mais montre‑moi ce que je dois changer. Montre‑moi en quoi elle a raison. » Dieu s’était servi de mon amie comme papier de verre dans ma vie. Mes sentiments étaient au vif, mais j’avais l’impression que ma réaction allait contribuer à bâtir mon caractère – ou non. J’ai choisi de me soumettre au processus de polissage, en confessant mon orgueil et mon entêtement. Je sentais que mes aspérités et mes imperfections ne glorifiaient pas Dieu. Le roi Salomon savait que la vie en communauté pouvait être difficile, un thème qu’il a d’ailleurs abordé dans le livre des Proverbes. Dans le chapitre 27, il applique sa sagesse aux relations. Il compare les paroles acérées entre amis au fer affûtant le fer : « Comme le fer aiguise le fer, ainsi un homme excite la colère d’un homme » (V. 17), éliminant les aspérités du comportement les uns des autres. Il se peut que ce processus entraîne des blessures, comme celle que m’ont infligée les paroles de mon amie (Voir V. 6), mais le Seigneur peut en venir à utiliser ces paroles pour nous aider et nous encourager à apporter les changements qui s’imposent dans notre attitude et notre conduite. Amy - Pain Quotidien

L’épreuve préliminaire

Au cricket, l’épreuve préliminaire peut s’avérer exténuante. Les athlètes la disputent de 11 h à 18 h, avec pauses repas et thé, mais les matchs peuvent s’étendre sur une période allant jusqu’à cinq jours. Il s’agit d’un test d’endurance, ainsi que d’habileté. Les épreuves de la vie s’intensifient parfois pour la même raison, nous donnant le sentiment d’être interminables. La longue recherche d’un emploi, une longue période de solitude ou un long combat contre le cancer s’en trouvent aggravés par le doute qu’ils finissent un jour. C’est peut‑être pour cette raison que le psalmiste s’est écrié : « Seigneur ! jusqu’à quand le verras‑tu ? Protège mon âme contre leurs embûches, ma vie contre les lionceaux ! » (PS 35.17.) Les commentaires bibliques indiquent que ce cri évoque la longue période de sa vie durant laquelle David se faisait pourchasser par Saül et calomnier par les conseillers du roi – une période éprouvante qui a duré des années. En définitive, David en est quand même venu à chanter : « Exalté soit l’Éternel, qui veut la paix de son serviteur ! » (V. 27.) Cette épreuve l’a conduit à faire davantage confiance à Dieu, une confiance qu’il nous est possible à nous aussi de connaître durant nos propres périodes interminables d’épreuves, de difficultés et de deuil. Bill - Pain Quotidien

Le mauvais fer à cheval

La défaite de Napoléon en Russie d’il y a 200 ans est attribuable aux durs hivers de là‑bas. Un des problèmes particuliers que son armée a dû affronter tient au fait que ses chevaux étaient ferrés pour l’été. L’hiver venu, ces chevaux sont morts parce qu’ils glissaient sur les routes glacées en tirant des chariots de ravitaillement. La mauvaise chaîne de ravitaillement de Napoléon a ainsi réduit une grande armée de 400 000 soldats en une d’à peine 10 000 soldats. Une petite faille ; un résultat catastrophique ! Jacques a précisé en quoi une parole regrettable peut causer d’énormes torts. Une seule mauvaise parole peut changer le cours d’une carrière ou d’une destinée. La langue est d’une telle toxicité que Jacques en a dit : « [Mais] la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel » (JA 3.8). Le problème s’est accru au sein de notre monde moderne du fait qu’un simple courriel ou affichage malveillant sur les médias sociaux peut faire très mal. Il devient rapidement viral et, comme tel, ne peut pas toujours être endigué. Le roi David a fait le lien entre le respect que l’on accorde au Seigneur et les propos que l’on tient : « Je vous enseignerai la crainte de l’Éternel […] Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses » (PS 34.12,14). Il a donc résolu d’agir ainsi : « Je veillerai sur mes voies, de peur de pécher par ma langue ; je mettrai un frein à ma bouche » (PS 39.2). Seigneur, aide‑nous à en faire autant. Hia - Pain Quotidien

Libérée de la crainte

La crainte s’insinue dans mon coeur contre mon gré. Elle y crée un sentiment de désespoir. Elle me vole ma paix et ma concentration. Qu’est‑ce que je redoute au juste ? Je m’inquiète de la sécurité de ma famille ou de la santé de mes êtres chers. Je panique devant la perte d’un emploi ou la cassure d’une relation. La crainte tourne mon regard vers l’intérieur et révèle un coeur qui a parfois du mal à faire confiance. Lorsque frappent craintes et inquiétudes, il est bon de lire la prière de David rapportée dans le Psaume 34 : « J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ; il m’a délivré de toutes mes frayeurs (V. 5) ». Et comment Dieu nous délivre‑t‑il de nos craintes ? « Quand [nous tournons] vers lui les regards » (V. 6) pour les fixer sur lui, la crainte se dissipe ; nous lui emettons les commandes de notre vie. Puis David mentionne un autre genre de crainte – non pas celle qui paralyse, mais une admiration et un respect profonds pour celui qui campe autour de nous et nous arrache au danger (V. 8). Nous pouvons nous réfugier en lui, car il est bon (V. 9). Cette extase devant sa bonté nous aide à mettre nos craintes en perspective. Si nous nous rappelons qui est Dieu et combien il nous aime, nous pouvons nous reposer dans sa paix. « Car rien ne manque à ceux qui le craignent » (V. 10), de conclure David. Comme il est merveilleux de découvrir qu’il nous est possible d’être délivrés de nos craintes par la crainte du Seigneur ! Keila - Pain Quotidien