Une merveilleuse unité

Il est extrêmement rare de voir trois grands prédateurs se câliner et jouer ensemble. Pourtant, c’est précisément ce qui se produit chaque jour dans un sanctuaire animalier de la Géorgie. En 2001, après avoir été négligés et maltraités pendant des mois, un lion, un tigre du Bengale et un ours noir ont été secourus par le Noah’s Ark Animal Sanctuary. À leur sujet, le directeur adjoint a déclaré : « Nous aurions pu les séparer, mais puisqu’ils nous sont arrivés comme un genre de famille, nous avons décidé de les garder ensemble. » Ces trois amis avaient trouvé du réconfort les uns dans les autres durant leur période de mauvais traitements, et, malgré leurs différences, ils vivaient en paix ensemble. L’unité est une merveilleuse chose. Par contre, l’unité au sujet de laquelle Paul a écrit dans son épître aux croyants d’Éphèse est unique. Paul a encouragé les Éphésiens chrétiens à vivre conformément à leur vocation de membres du corps de Christ (ÉP 4.4,5). Par la puissance du Saint‑Esprit, ils parviendraient ainsi à vivre dans l’unité en acquérant humilité, douceur et patience. Ces attitudes nous permettent également de nous « supporter les uns les autres avec amour » (V. 2). En dépit de nos différences au sein de la famille de Dieu, nous avons été réconciliés en lui par la mort de notre Sauveur et les uns avec les autres par l’oeuvre continue du Saint‑Esprit dans notre vie. Marvin - Pain Quotidien

Une bonté incessante

Enfant, je dévorais les livres du pays d’Oz, de L. Frank Baum. Je suis tombé dernièrement sur un exemplaire de Rinkitink in Oz comportant toutes les illustrations originales. J’ai alors bien ri en revoyant les bouffonneries irrépressibles que Baum prêtait au bon roi Rinkitink, ce pragmatique. Le jeune prince Inga l’a d’ailleurs parfaitement bien décrit : « Il a bon coeur et il est doux, ce qui vaut beaucoup mieux que d’être sage. » Quelle description simple et empreinte d’une grande sensibilité ! Pourtant, qui n’a jamais heurté personne d’une parole blessante ? Ce faisant, nous troublons la paix et le silence, risquant du même coup d’éliminer une grande partie du bien que nous avons fait envers nos êtres chers. « Un soupçon de méchanceté équivaut à une grande offense », nous dit Hannah More, une écrivaine anglaise du xviiie siècle. La bonne nouvelle : bien qu’il soit impossible à tous de prêcher un sermon inspirant, de répondre à des questions pointues ou d’évangéliser en masse, il nous est possible à tous d’user de bonté. Comment ? Par la prière, le seul moyen d’adoucir notre coeur : « Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! N’entraîne pas mon coeur à des choses mauvaises [ou à la dureté] ! » (PS 141.3,4.) Dans un monde où l’amour s’est refroidi, la bonté de Dieu est l’une des choses les plus utiles à la guérison que nous puissions offrir aux autres. Roper - Pain Quotidien

Les lumières de Noël

Chaque année, pendant plusieurs semaines avant Noël, la ceinture touristique de Singapour, l’Orchard Road, se transforme en féérie de lumières et de couleurs. Ce festival des lumières vise à attirer les touristes afin qu’ils dépensent leur argent dans les nombreux magasins qui longent cette rue durant le « mois des affaires en or ». Les gens y viennent pour jouir des festivités, entendre les chorales chanter des cantiques de Noël bien connus et assister à des spectacles divertissants. Le tout premier « festival des lumières » ne s’est d’ailleurs pas créé grâce à l’utilisation de câbles électriques, de paillettes ou de néons, mais grâce à celle de « la gloire du Seigneur [resplendissant] autour d’eux » (LU 2.9). Aucun touriste ne l’a vu, seuls quelques simples bergers dans les champs, et il a été suivi d’une interprétation inattendue par une chorale d’anges du chant « Gloire à Dieu au plus haut des cieux » (V. 14). Les bergers se sont rendus à Bethléhem pour voir si les anges avaient dit vrai (V. 15). Après en avoir obtenu la confirmation, ils n’ont pu garder secret ce qu’ils avaient vu et entendu : « Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant » (V. 17). Nous sommes très nombreux à avoir déjà entendu l’histoire de la Nativité. Ce Noël, pourquoi ne pas répandre la bonne nouvelle que Christ – « la lumière du monde » – est venu parmi nous (JN 8.12) ? Hia - Pain Quotidien

Le trésor du tombeau 7

En 1932, l’archéologue mexicain Antonio Caso a découvert le tombeau 7 à Monte Alban, dans l’État de l’Oaxaca. Il y a trouvé plus de quatre cents artéfacts, y compris des centaines de bijoux de l’époque préhispanique qu’il appelle « Le trésor de Monte Alban ». Il s’agit d’ailleurs de l’une des découvertes majeures de l’archéologie mexicaine. On ne peut qu’imaginer l’exaltation de Caso tenant une tasse d’un jade de la plus grande pureté. Des siècles auparavant, le psalmiste a écrit au sujet d’un trésor plus précieux que l’or et que le cristal : « Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin » (PS 19.162). L’auteur du Psaume 119 reconnaît que les instructions et les promesses de Dieu sont si précieuses qu’il les compare au butin exceptionnel d’un conquérant. On se rappelle aujourd’hui le nom de Caso grâce à sa découverte du tombeau 7, qu’il nous est possible de visiter dans un musée de l’Oaxaca. Nous avons cependant le trésor du psalmiste sous la main. Jour après jour, nous pouvons fouiller dans la Bible pour y trouver des diamants de promesses, des rubis d’espoir et des émeraudes de sagesse. Reste que le plus précieux des trésors que nous pouvons y découvrir est la personne même qu’elle nous présente : Jésus. Après tout, c’est lui qui en est l’auteur. Consultons‑la avec l’assurance d’y trouver le trésor qui nous enrichira, comme le psalmiste l’a dit : « Tes préceptes sont pour toujours mon héritage, car ils sont la joie de mon coeur » (V. 111). Keila - Pain Quotidien

Écouter ou agir ?

Une nuit, le téléphone a sonné. On informait mon mari, qui est pasteur, que l’on conduisait à l’hôpital une septuagénaire de notre assemblée. Il s’agissait d’une guerrière de la prière qui vivait seule et était devenue malade au point de ne plus pouvoir manger, boire, voir et marcher. Ignorant si elle survivrait ou mourrait, nous avons demandé à Dieu de lui venir en aide et de lui faire miséricorde, car nous nous préoccupions beaucoup de son bien. L’Église est passée immédiatement à l’action en instaurant un échéancier de visites jour et nuit qui a eu pour effet non seulement d’oeuvrer auprès de notre être cher, mais encore de témoigner de l’amour de Christ à d’autres patients, à des visiteurs et au personnel médical. L’épître que Jacques a adressée aux premiers chrétiens juifs a encouragé l’Église à prendre soin des gens démunis. Jacques tenait à ce que les croyants ne se bornent pas à écouter la Parole de Dieu, mais mettent aussi leur foi en action (1. 22‑25). En évoquant la nécessité de veiller au bien des orphelins et des veuves (V. 27), il a nommé un groupe de gens vulnérables, car la famille en avait la charge dans l’Antiquité. Comment nous comporter envers les gens vulnérables de notre Église et de notre communauté ? Percevons‑nous les soins à apporter aux veuves et aux orphelins comme étant primordiaux dans l’exercice de notre foi ? Puisse Dieu ouvrir nos yeux sur les occasions qui s’offrent à nous de servir partout les gens démunis. Amy - Pain Quotidien