Pas de plus grande joie

Bob et Evon Potter étaient un couple aimant s’amuser et ayant trois jeunes fils lorsque leur vie a pris une tournure merveilleuse. En 1956, ils ont assisté à une croisade de Billy Graham, à Oklahoma City, où ils ont donné leur vie à Christ. Voulant partager leur foi et la vérité au sujet de Christ, ils n’ont pas tardé à ouvrir leur foyer tous les samedis soir à des étudiants du lycée et de l’université qui désiraient étudier la Bible. Un ami m’y a invité, puis je suis devenu un habitué de la maison des Potter. C’était une étude biblique sérieuse exigeant une préparation aux leçons et la mémorisation de versets bibliques. Au sein d’une atmosphère d’amitié, de joie et de rires, nous nous lancions des défis les uns aux autres, et le Seigneur a transformé nos vies chemin faisant. Je suis resté en communication avec les Potter au fil des ans, et j’ai reçu nombre de cartes et de lettres que Bob signait toujours ainsi : « Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité » (3 JN 1.4). Comme Jean le faisait en écrivant à « Gaïus, le bien‑aimé » (V. 1), Bob encourageait tous ceux qui croisaient son chemin à continuer de marcher en étroite communion avec le Seigneur. Il y a quelques années, j’ai assisté aux funérailles de Bob. Ce fut une occasion joyeuse réunissant de nombreux invités qui marchaient encore sur le sentier de la foi – tout cela en raison d’un jeune couple ayant ouvert son foyer et son coeur afin d’en aider d’autres à trouver Dieu. David - Pain Quotidien

Marathon de prière

Vous est‑il difficile d’entretenir une vie de prière constante ? C’est le cas de beaucoup d’entre nous. Même si nous en connaissons l’importance, la prière peut s’avérer difficile malgré tout. Parfois, nous communions intimement avec Dieu, mais d’autres fois, nous avons l’impression de ne faire que semblant. Pourquoi avons‑nous tant de mal à prier ? La vie de foi est un marathon. Les hauts, les bas et les plateaux de notre vie de prière reflètent cette course. Ainsi, nous devons continuer de prier comme si nous devions continuer de courir un marathon. Il ne faut surtout pas abandonner ! Dieu nous y encourage également par l’apôtre Paul : « Priez sans cesse » (1 TH 5.17) et : « Persévérez dans la prière » (RO 12.12 ; COL 4.2). Ces exhortations nous incitent à tenir le coup en poursuivant l’oeuvre de la prière. Par ailleurs, comme Dieu notre Père céleste est une personne, il nous est possible de communier étroitement avec lui, comme nous le faisons avec les membres de notre cercle intime. A. W. Tozer écrit qu’en apprenant à prier, nous permettons à notre vie de prière de croître « en passant du contact le plus élémentaire à la communion la plus intime dont l’âme humaine soit capable ». Or, ce que nous désirons réellement, c’est justement une communication profonde avec Dieu, qui se produit lorsque nous persévérons dans la prière. Chia - Pain Quotidien

Se relever de ses ruines

Dans le quartier juif de Jérusalem se trouve la synagogue Tiferet Yisrael. Bâtie au xixe siècle, cette synagogue a été dynamitée par des commandos durant la guerre israélo‑arabe de 1948. Après tout ce temps, on a commencé à la relever de ses ruines en 2014. Tandis que des autorités municipales donnaient au bâtiment comme pierre angulaire un morceau des décombres, l’une d’elles a cité le livre des Lamentations : « Fais‑nous revenir vers toi, ô Éternel, et nous reviendrons ! Donne‑nous encore des jours comme ceux d’autrefois ! » (5.21.) Ce livre constitue le chant du cygne de Jérémie pour Jérusalem. Par une illustration frappante, le prophète décrit l’incidence que la guerre a eue sur sa ville. Le verset 21 est sa prière ardente pour que Dieu intervienne. Le prophète se demande néanmoins si la chose est même possible. Il conclut son chant trahissant l’angoisse par cette mise en garde qui inspire la crainte : « Nous aurais‑tu entièrement rejetés, et t’irriterais‑tu contre nous jusqu’à l’excès ? » (V. 22.) Des décennies plus tard, Dieu a répondu à cette prière en faisant revenir d’exil les Israélites à Jérusalem. Notre vie aussi peut nous sembler être en ruines. Des fautes de notre part et des conflits inévitables risquent de nous dévaster. Nous avons toutefois un Père compréhensif. Avec douceur et patience, il déblaie notre vie, lui redonne un sens et la rebâtit en version améliorée. Il lui faut du temps, mais il est fiable, car c’est un spécialiste de la reconstruction. Tim - Pain Quotidien

Justement ce qu’il me faut !

Assis au fond de la salle d’une maison de retraite de Palmer, en Alaska, à écouter la chorale du lycée de ma fille chanter « Quel repos céleste », je me demandais pourquoi elle, la directrice de la chorale, avait choisi ce chant. Il avait été interprété lors des funérailles de sa soeur Melissa, et Lisa savait que j’avais encore du mal à l’entendre sans grande émotivité. C’est alors qu’un homme a interrompu mes réflexions en s’assoyant à mes côtés et en me disant : « Justement ce qu’il me faut ! » M’étant présenté à lui, je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : « J’ai perdu mon fils Cameron la semaine dernière dans un accident de moto. » Ça alors ! J’étais trop centré sur moi-même pour envisager les besoins des autres, mais Dieu utilisait ce chant exactement là où il le voulait. J’ai ensuite pris à part Mac, mon nouvel ami qui travaillait dans cette maison de retraite, et nous avons discuté ensemble des soins que Dieu nous prodigue durant ces périodes particulièrement pénibles de la vie. Comme il y a des gens démunis partout, il faut parfois mettre de côté nos sentiments et nos agendas pour leur venir en aide. Par exemple, nous pouvons nous remémorer comment Dieu nous a consolés dans nos épreuves « afin que […] nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction » (2 CO 1.4). Notre égocentrisme nous porte à oublier que la personne juste à côté de nous a peutêtre besoin d’une prière, d’une parole de réconfort, d’une accolade ou d’un don de miséricorde au nom de Jésus. Branon - Pain Quotidien

Brillez

Une fillette se demandait ce qu’un saint pouvait bien être. Un jour, sa mère l’a donc conduite dans une grande cathédrale pour lui montrer les superbes vitraux aux scènes bibliques. Devant tant de beauté, elle s’est écriée : « Maintenant, je sais. Les saints, c’est des gens qui laissent passer la lumière à travers eux ! » Certains d’entre nous croient peut‑être que les saints sont des gens du passé qui ont mené une vie parfaite et qui ont accompli des miracles semblables à ceux de Jésus. Reste que, si une traduction biblique utilise le mot saint, ce mot désigne en fait quiconque appartient à Dieu au moyen de la foi en Christ. Autrement dit, les saints sont des gens comme nous qui ont reçu le noble appel à servir Dieu en reflétant leur relation avec lui partout où ils vont et dans tout ce qu’ils font. Voilà pourquoi Paul a prié que Dieu illumine les yeux du coeur de ses lecteurs, afin donc qu’ils sachent quelle est l’espérance qui s’attache à l’appel divin et quelle est la richesse de la gloire de l’héritage que Dieu réserve aux saints (ÉP 1.18). Que voyons‑nous donc dans le miroir ? Ni halo ni vitrail. Par contre, si nous accomplissons notre appel, nous aurons l’air de gens qui, peut‑être même à leur insu, irradient les couleurs riches de l’amour, de la joie, de la paix, de la patience, de la douceur, de la bonté, de la fidélité et de la maîtrise de soi qui proviennent de Dieu. Keila - Pain Quotidien

L’oeuvre de la restauration

Adam Minter travaille dans le domaine des ordures. Fils d’un chiffonnier-ferrailleur, il fait le tour de la terre à la recherche de ferraille. Dans son livre Junkyard Planet (Planète dépotoir), il parle de l’industrie multimilliardaire du recyclage des déchets. Il fait remarquer que des entrepreneurs du monde entier s’emploient à trouver des matériaux jetés aux ordures comme du fil de cuivre, des chiffons sales et du plastique, qu’ils transforment par la suite en des choses nouvelles et utiles. Après avoir donné sa vie au Sauveur, Paul a compris que ses propres réalisations et aptitudes ne valaient guère plus que de la boue. Jésus les a toutefois transformées en quelque chose de nouveau et d’utile. À ce sujet, l’apôtre dit : « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus‑Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout ; je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ » (PH 3.7,8). Ayant étudié les lois religieuses juives, Paul s’était acharné contre ceux qui suivaient Christ (AC 9.1,2). Après que Christ l’a transformé, lui, il a transformé tout son bagage marqué par la colère en amour divin pour autrui (2 CO 5.14‑17). Si votre vie ne vous semble être qu’un tas d’ordures, rappelez-vous que Dieu travaille encore en restauration. Donnez‑lui votre vie, et il en fera une chose nouvelle et utile pour lui‑même et les autres. Dennis - Pain Quotidien