Bâtir sa collectivité

Selon Henri Nouwen, la « collectivité » désigne le lieu où habite toujours la personne avec qui vous désirez le moins vivre. Or, nous nous entourons souvent des gens avec qui nous désirons le plus vivre, formant ainsi un club ou une clique, et non une collectivité. N’importe qui peut former un club ; par contre, il faut user de grâce, partager une même vision et y mettre des efforts pour former une collectivité. L’Église chrétienne est la première institution de l’Histoire à réunir Juifs et non‑Juifs, hommes et femmes, esclaves et gens libres sur un pied d’égalité. L’apôtre Paul parle d’ailleurs avec éloquence de ce « mystère caché de tout temps en Dieu ». Il a dit qu’en formant une collectivité constituée de divers membres, nous avons l’occasion de capter l’attention du monde d’ici‑bas et même de celui de l’au‑delà (ÉP 3.9,10). À certains égards, l’Église a malheureusement failli à sa tâche. Reste que l’église est le seul lieu que je fréquente qui réunit les générations : les poupons que leur mère tient encore dans ses bras, les enfants qui se tortillent et qui ricanent toujours aux mauvais moments, les adultes responsables qui savent bien se tenir en toute situation et ceux qui s’assoupissent parfois lorsque le prédicateur s’éternise. Si nous désirons faire l’expérience communautaire que Dieu nous offre, nous aurions raison de rechercher une assemblée chrétienne formée de gens « différents de nous ». Philip - Pain Quotidien

Sans en recevoir le mérite ?

Les musicaux hollywoodiens étaient très prisés durant les années 1950 et 1960, où trois actrices en particulier – Audrey Hepburn, Natalie Wood et Deborah Kerr – ont ravi leurs auditoires par leur jeu des plus convaincants. Reste que ces vedettes devaient leur attrait en grande partie à la voix exceptionnelle par laquelle elles rendaient les chansons qui rehaussaient leur jeu. Le succès qu’ont remporté les classiques dans lesquels elles ont joué était toutefois largement attribuable à Marni Nixon, qui a doublé la voix de chacune d’elles sans pour autant ne jamais en recevoir le mérite. Au sein du corps de Christ, il n’est pas rare que des gens en soutiennent d’autres avec fidélité dont le rôle est davantage public que le leur. Par son travail de scribe, Tertius a donné à Paul sa puissante voix écrite (RO 16.22). Par ses prières incessantes dans les coulisses, Épaphras a servi de fondement essentiel à Paul et à l’Église primitive (COL 4.12,13). Lydie a généreusement ouvert son foyer à Paul quand il avait besoin de refaire ses forces (AC 16.15). Sans leur soutien, Paul n’aurait pu accomplir son ministère (V. 7‑18). Nous n’avons pas tous à jouer des rôles bien en vue. Si nous « [travaillons] de mieux en mieux à l’oeuvre du Seigneur » (1 CO 15.58), nous trouverons de la valeur et un sens dans notre service, tandis qu’il glorifiera Dieu et attirera des gens à lui (MT 5.16). Cindy - Pain Quotidien

« J’ai vraiment peur… »

« J’ai vraiment peur. » Voilà le mot émouvant qu’une adolescente a affiché pour ses amis sur Facebook en leur parlant des examens médicaux qu’elle allait devoir passer. Elle risquait d’être hospitalisée et de subir une série d’actes médicaux dans une ville située à trois heures de route de chez elle. Par ailleurs, elle attendait avec angoisse de connaître le diagnostic que lui rendraient les médecins qui s’efforçaient de découvrir la source de ses graves problèmes de santé. Qui d’entre vous, jeune ou vieux, n’a jamais ressenti de peur similaire devant des événements indésirables vraiment affolants ? Et où trouver alors de l’aide ? Quelle consolation puiser dans la Bible qui nous procure le courage de les surmonter ? Le fait que Dieu traversera avec nous toute épreuve peut nourrir notre espoir, conformément à Ésaïe 41.13 : « Car je suis l’Éternel, ton Dieu, qui fortifie ta droite, qui te dis : Ne crains rien, je viens à ton secours. » De plus, lorsque nous présentons nos difficultés à Dieu par la prière, il nous offre une paix indescriptible qui gardera notre coeur (PH 4.6,7). Grâce à la présence de Dieu, ainsi que sa paix infaillible « qui surpasse toute intelligence » (V. 7), nous pouvons trouver l’espoir et l’aide qui nous sont nécessaires pour surmonter les situations qui nous effraient. Branon - Pain Quotidien

Bien vêtu


Dans son livre intitulé Wearing God (Se revêtir de Dieu), Lauren Winner dit que notre tenue vestimentaire peut indiquer en silence qui nous sommes. Nos vêtements peuvent révéler notre carrière, notre collectivité ou identité, nos états d’âme, ou encore notre statut social. Pensez à un t‑shirt portant un slogan, un complet ou un tailleur type du monde des affaires, un uniforme ou un jean graisseux, ainsi que ce qu’ils peuvent divulguer. Winner écrit : « L’idée qu’à l’instar d’un vêtement il est possible aux chrétiens d’exprimer quelque chose au sujet de Jésus sans même ouvrir la bouche est attrayante. » Selon Paul, nous pouvons représenter Christ de manière tout aussi silencieuse. Romains 13.14 nous exhorte ainsi : « Mais revêtez‑vous du Seigneur Jésus‑Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. » Que signifie ce verset ? Il veut dire qu’en devenant chrétiens, nous endossons l’identité de Christ. Nous devenons « fils de Dieu par la foi en Jésus‑Christ » (GA 3.26,27). Malgré cela, il nous faut chaque jour nous revêtir de ses attributs. Or, nous y parvenons en cherchant à vivre toujours plus pour Jésus, à sa ressemblance, dans la piété, l’amour et l’obéissance, et en tournant le dos aux péchés auxquels nous étions asservis par le passé. Cette croissance en Christ découle de l’oeuvre du Saint‑Esprit en nous et de notre désir de nous approcher de lui par l’étude de sa Parole, la prière et la communion fraternelle (JN 14.26). Qu’affirmons‑nous au sujet de Christ par nos paroles et nos attitudes ? Alyson - Pain Quotidien

Un temps pour toute chose

Durant un vol, récemment, j’ai observé une mère assise avec ses enfants quelques rangées devant moi. Tandis que son bambin s’amusait d’un air heureux, la mère regardait dans les yeux de son nouveau-né en lui souriant et en lui caressant la joue. Son bébé lui rendait son regard avec de grands yeux émerveillés. J’ai savouré ce moment avec un soupçon de mélancolie, en repensant à mes propres enfants lorsqu’ils avaient le même âge et au temps qui s’était écoulé depuis. J’ai cependant réfléchi à ce qu’a écrit le roi Salomon dans le livre de l’Ecclésiaste au sujet de « toute chose sous les cieux » (V. 1). Par une série de contraires, il a indiqué qu’« [il] y a un temps pour tout » (V. 1) : « un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté » (V. 2). Il se peut que, dans ces versets, le roi Salomon désespère devant ce qu’il perçoit comme un cycle de vie dépourvu de sens. Il reconnaît cependant du même coup le rôle que Dieu joue dans chaque saison, que notre travail est « un don de Dieu » (V. 13) et que « tout ce que Dieu fait durera toujours » (V. 14). Il se peut que nous nous remémorions des périodes de notre vie avec nostalgie, comme je l’ai fait de l’époque où mes enfants étaient bébés. Nous savons néanmoins que le Seigneur promet de rester avec nous durant toute notre vie (ÉS 41.10). Nous pouvons compter sur sa présence et découvrir que notre raison de vivre réside dans notre marche avec lui. Amy - Pain Quotidien