Bercé et consolé

Mon amie m’a accordé le privilège de tenir sa fillette de quatre jours dans mes bras. Peu après l’avoir prise, le bébé s’est mis à regimber. Je lui ai alors pressé la tête contre ma poitrine, et j’ai commencé à la bercer en fredonnant doucement pour la calmer. Malgré mes efforts redoublés et mon expérience parentale d’une décennie et demie, je ne suis pas parvenue à l’apaiser. Comme elle s’agitait de plus en plus, j’ai fini par la remettre entre les bras de sa mère, qui ne demandait pas mieux que de la reprendre. La paix a alors envahi la petite presque instantanément ; ses larmes se sont taries et son corps minuscule s’est détendu dans la sécurité qu’elle ressentait déjà. Mon amie savait pertinemment comment tenir et caresser son enfant pour apaiser sa détresse. Dieu apporte la consolation à ses enfants comme une mère le ferait, en usant de tendresse, de fiabilité et de zèle dans ses efforts pour calmer son enfant. Lorsque nous sommes inquiets ou bouleversés, il nous prend affectueusement dans ses bras. Étant notre Père et notre Créateur, il nous connaît intimement. Il nous assure la paix parce que nous nous confions en lui (ÉS 26.3). Lorsque les problèmes de ce monde nous accablent, nous pouvons trouver du réconfort dans le fait de savoir qu’il nous protège et combat pour nous, ses enfants, comme tout bon parent le ferait. Kirsten - Pain Quotidien

À quoi tient notre réputation ?

On a érigé en Chine une pierre commémorative sur le terrain d’un ancien camp de prisonniers japonais où un homme est mort en 1945. On peut y lire : « Eric Liddell est né à Tianjin de parents écossais en 1902. Sa carrière a atteint son apogée lorsqu’il a remporté la médaille d’or au 400 mètres lors des Jeux olympiques d’été de 1924. Il est revenu en Chine pour travailler comme enseignant à Tianjin. […] Il a passé sa vie entière à encourager les jeunes à apporter leurs meilleures contributions à l’avancement de l’humanité. » Aux yeux de bien des gens, Eric a réalisé son plus grand exploit sur le terrain sport, mais on se le rappelle également pour sa contribution au bien des jeunes de Tianjin, en Chine, le pays où il est né et qu’il aimait tant. Il y a vécu et y a servi Dieu par la foi. À quoi tient notre réputation ? Il se peut que nos réalisations scolaires, notre poste ou notre réussite financière nous vaillent la reconnaissance des gens, mais c’est l’oeuvre que nous accomplissons en silence dans la vie des gens qui nous survivra le plus longtemps. On évoque Moïse dans le chapitre de la foi de la Bible, Hébreux 11, comme quelqu’un qui s’aligne sur le peuple de Dieu au lieu de se réjouir des trésors de l’Égypte (V. 26). Il a dirigé et servi le peuple de Dieu par la foi. Hia - Pain Quotidien

Une pluie rafraîchissante

Ayant besoin d’une pause, je suis allée marcher dans le parc voisin. Sur le sentier, un bouquet de verdure a capté mon attention. De la boue sont sorties des pousses de vie qui deviendraient quelques semaines plus tard de joyeux narcisses annonçant le printemps et les chaleurs à venir. Nous avions survécu à un autre hiver ! La lecture du livre d’Osée peut ressembler en partie à un hiver interminable, car le Seigneur a donné à ce prophète la tâche non enviable d’épouser une femme infidèle en guise d’image de l’amour du Créateur envers son peuple d’Israël (1.2,3). La femme d’Osée, Gomer, a rompu leurs voeux de mariage, mais Osée a accepté de la reprendre, dans l’espoir qu’elle en vienne à l’aimer avec fidélité (3.1‑3). Or, le Seigneur désire aussi se faire aimer de nous avec une force et un engagement qui ne se dissiperont pas comme la rosée. Comment percevons‑nous Dieu ? Le recherchons‑nous surtout en période éprouvante, alors que nous cherchons à obtenir des réponses à notre détresse, mais en faisant fi de lui en période de célébration ? Sommes‑nous comme les Israélites, qui se laissaient si facilement distraire par les idoles de leur époque, y compris des choses comme l’hyperactivité, le succès et l’influence ? Aujourd’hui, renouvelons notre consécration à Dieu, qui nous aime tout aussi sûrement que la fleur bourgeonne au printemps. Amy - Pain Quotidien

Course et repos

Le gros titre a attiré mon attention : « Les jours de repos sont importants pour les coureurs. » Dans l’article de Tommy Manning, l’ancien membre de l’équipe américaine de course en montagne, a insisté sur un principe dont font fi certains athlètes consacrés à leur sport : le corps a besoin de repos pour se refaire après l’exercice. « Sur le plan physiologique, les adaptations qui se produisent après un entraînement ne sont possibles qu’au repos, écrit Manning, ce qui signifie que le repos compte autant que l’entraînement. » Il en va de même pour notre marche de foi et de service. Il est essentiel de se reposer souvent pour éviter épuisement et découragement. Jésus a recherché un équilibre spirituel au cours de sa vie ici‑bas, même lorsqu’il était très sollicité. Quand ses disciples sont rentrés d’avoir durement travaillé à apporter des enseignements et des guérisons, « Jésus leur dit : Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez‑vous un peu » (MC 6.31). Une foule nombreuse s’est toutefois mise à les suivre, si bien que Jésus l’a enseignée et nourrie au moyen de seulement cinq pains et deux poissons (V. 32‑44). Une fois tout le monde reparti, Jésus « s’en alla sur la montagne, pour prier » (V. 46). Si notre travail définit notre vie, ce que nous faisons dans la vie perdra de plus en plus de son efficacité. Jésus nous invite à le retrouver souvent dans le silence afin de prier et de nous reposer. David - Pain Quotidien

Un petit feu

Par un dimanche soir de septembre, la plupart des gens dormaient quand un petit incendie a éclaté à la pâtisserie de Thomas Farriner dans la rue Pudding Lane. Les flammes n’ont pas tardé à se propager de maison en maison, si bien que toute la ville s’est retrouvée en proie au grand incendie de Londres de 1666. Le brasier qui a ainsi réduit en cendres les quatre cinquièmes de la ville a jeté à la rue plus de 70 000 personnes. Une telle destruction engendrée par un si petit feu ! La Bible nous met en garde contre un autre petit feu tout aussi destructeur. Jacques s’intéressait aux vies et aux relations, et non aux bâtiments, en écrivant : « De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt » (JA 3.5). Reste que nos paroles peuvent aussi s’avérer constructives : « Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps » (PR 16.24). L’apôtre Paul a également dit : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (COL 4.6). Comme le sel assaisonne notre nourriture, la grâce assaisonne nos paroles d’encouragement. Avec l’aide du Saint‑Esprit, nos paroles peuvent encourager les gens qui souffrent, qui désirent grandir dans la foi ou qui ont besoin de venir au Sauveur, éteignant ainsi les feux plutôt que d’en allumer. Bill - Pain Quotidien