Mieux qu’une Piñata

Il ne saurait y avoir de fête mexicaine sans piñata – un contenant de carton ou d’argile renfermant des friandises. Les enfants le frappent d’un bâton dans l’espoir de le casser pour en savourer le contenu. Les moines se servaient de la piñata au XVIe siècle pour enseigner des leçons aux autochtones du Mexique. Les piñatas étaient des étoiles à sept pointes qui représentaient les péchés capitaux. Le fait de battre la piñata illustrait le combat contre le péché, et une fois que les friandises se répandaient au sol, les gens pouvaient les rapporter à la maison en souvenir des récompenses réservées à ceux qui gardent la foi. Il nous est toutefois impossible de combattre le mal par nous‑mêmes. Dieu n’attend pas après nos efforts pour manifester sa miséricorde. L’épître aux Éphésiens nous enseigne que, « c’est par la grâce que [nous sommes] sauvés, par le moyen de la foi » (2.8). Nous n’avons pas à triompher du péché ; Christ l’a déjà fait. Les enfants doivent s’arracher les friandises de la piñata, mais les dons de Dieu s’offrent à tous ceux qui croient en Jésus. Dieu « nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles » (1.3) : le pardon des péchés, la rédemption, l’adoption, une nouvelle vie, la joie, l’amour, et plus encore. Ils ne deviennent pas nôtres par notre persévérance dans la foi et la force, mais bien parce que nous croyons en Jésus. Les bénédictions spirituelles ne nous sont accordées que par une grâce imméritée ! Keila - Pain Quotidien

Le phare

L’existence même d’un centre de ministère rwandais appelé « Le Phare » symbolise la Rédemption. Ce centre est situé sur un terrain où, durant le génocide de 1994, le président d’alors possédait une résidence cossue. Cette nouvelle structure résulte toutefois du travail des chrétiens qui l’ont érigée en guise de rayon de lumière et d’espoir. Le complexe du Phare abrite un institut biblique visant à former une nouvelle génération de leaders chrétiens, ainsi qu’un hôtel, un restaurant et d’autres services communautaires. Des ruines mêmes de cette maison présidentielle, Dieu a fait jaillir une nouvelle vie. Ceux qui ont construit Le Phare voient en Jésus leur source d’espoir et de rédemption. Lorsque Jésus est allé à la synagogue de Nazareth le jour du sabbat, il y a lu un passage du livre d’Ésaïe et a annoncé qu’il était l’Oint chargé de publier une année de grâce du Seigneur (Voir LU 4.14‑21). C’est lui qui est venu guérir ceux qui ont le coeur brisé et offrir rédemption et pardon à tous. En Jésus, nous voyons la beauté jaillir des ruines de la vie (ÉS 61.3). Nous trouvons les atrocités du génocide rwandais, dont l’affrontement intertribal a fait un demi‑million de victimes, incompréhensibles et troublantes, et elles nous laissent sans voix. Et pourtant, nous savons que le Seigneur peut racheter même ces atrocités, que ce soit ici‑bas ou au ciel. Celui qui répand l’huile de la joie plutôt que le deuil nous donne de l’espoir même au coeur des situations les plus sombres. Amy - Pain Quotidien

Voir jusqu’à demain

Je me plais à admirer un ciel bleu sans nuages. Le ciel est un splendide élément de la magnifique oeuvre d’art que le Créateur nous a donné à savourer. Imaginez à quel point les pilotes doivent aimer la vue qui s’offre à leurs yeux. Or, ils emploient divers termes aéronautiques pour décrire un ciel se prêtant parfaitement aux vols d’avion, mais mon préféré est : « On peut voir jusqu’à demain. » « Voir jusqu’à demain » transcende le visible. Il nous arrive parfois de nous efforcer de discerner ou de comprendre ce que la vie nous réservait pour la journée d’aujourd’hui. La Bible nous dit : « Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! car, qu’est-ce votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît » (JA 4.14). Reste que notre visibilité limitée ne doit pas nous faire désespérer, mais bien tout le contraire. Nous mettons notre foi dans le Dieu qui voit tous nos lendemains à la perfection – et qui sait de quoi nous aurons besoin pour surmonter les défis qui nous attendent. L’apôtre Paul le savait. Voilà pourquoi il nous encourage par ces paroles empreintes d’espoir : « [Car] nous marchons par la foi et non par la vue » (2 CO 5.7). Si nous confions à Dieu notre journée et nos lendemains invisibles, nul besoin de nous préoccuper de ce que la vie nous réserve. Nous marchons à ses côtés et il sait ce qui nous attend. Or, il a le pouvoir et la sagesse nécessaires pour nous faire tout surmonter. Bill - Pain Quotidien

Le génie de la décharge

Noah Purifoy a amorcé sa carrière d’artiste d’« assemblage » avec pour matière première trois tonnes d’ordures récupérées après les émeutes survenues en 1995 dans la région de Watts, à Los Angeles. À partir notamment de roues de vélo cassées, de boules de jeu de quilles, de pneus usés et de téléviseurs endommagés – des choses inutilisables –, un de ses collègues et lui ont créé des sculptures au message puissant concernant les gens que l’on traite comme des « détritus » au sein de la société moderne. Un certain journaliste a surnommé M. Purifoy « le génie de la décharge ». À l’époque de Jésus, beaucoup de gens considéraient les malades et les infirmes comme des pécheurs que Dieu avait ainsi punis. On les évitait et l’on ne faisait aucun cas d’eux. Lorsque Jésus et ses disciples ont croisé le chemin d’un homme né aveugle, le Seigneur a toutefois indiqué que son état ne résultait pas d’un péché, mais constituait l’occasion de faire voir la puissance de Dieu : « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (JN 9.5). Quand l’aveugle s’est mis à suivre les directives de Jésus, la vue lui a été accordée. Lorsque les autorités religieuses d’alors ont questionné l’aveugle, celui‑ci leur a simplement répondu : « [Je] sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois » (V. 25). Jésus reste le plus grand « génie de la décharge » du monde, car de nos vies brisées par le péché, il fait de nouvelles créations. David - Pain Quotidien

Petits mensonges et chatons

Ma mère a remarqué que le petit Elias de quatre ans s’enfuyait à la course d’auprès des chatons naissants. Elle lui avait demandé de ne pas les toucher. « As‑tu touché aux chatons, Elias ? » lui a‑t‑elle alors lancé. « Non ! », lui a‑t‑il répondu avec sérieux. Maman lui réservait donc une autre question : « Est‑ce qu’ils étaient doux ? » « Oui, et le noir a miaulé », lui a‑t‑il indiqué tout bonnement. De la part d’un tout-petit, une telle duplicité nous fait sourire. Reste que la désobéissance d’Elias trahit notre condition humaine. Nul n’a besoin d’enseigner à un enfant de quatre ans à mentir. « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché » (PS 51.7). L’apôtre Paul a dit : « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (RO 5.12). Toujours est-il que nous avons encore toutes les raisons d’espérer ! « Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (RO 5.20). Dieu ne guette pas le moment de nous prendre en faute pour nous châtier. Il privilégie la grâce, le pardon et la restauration. Nous devons simplement reconnaître que nos péchés ne sont jamais mignons et excusables à ses yeux, et venir à lui dans la foi et la repentance. Tim - Pain Quotidien