Dieu sait ce que l’on ressent

Se sentant dépassée, Sierra déplorait la dépendance de son fils : « Je me sens mal. Est-ce que Dieu pense que je n’ai aucune foi parce que je n’arrête pas de pleurer en priant ? »
Je lui ai répondu : « J’ignore ce que Dieu pense, mais je sais qu’il peut gérer les vraies émotions. Ce n’est pas comme s’il ignorait que nous en avons. » J’ai prié et pleuré avec Sierra en suppliant Dieu de délivrer son fils.
La Bible renferme beaucoup d’exemples de gens luttant avec Dieu durant leurs épreuves. L’auteur du Psaume 42 exprime le désir profond de goûter la paix que procure la présence constante et puissante de Dieu. Il ne lui cache pas ses larmes et son état dépressif. Son tumulte intérieur se calme tandis qu’il loue Dieu avec confiance et qu’il se remémore la fidélité de Dieu. Pour s’encourager « l’âme », le psalmiste écrit : « Espère en Dieu, car je le louerai encore ; il est mon salut et mon Dieu » (V. 12).
Dieu nous a créés à son image et en nous donnant des émotions. Les larmes que nous versons pour autrui révèlent un amour profond et de la compassion, et non nécessairement un manque de foi. Nous pouvons nous approcher de Dieu avec des blessures ouvertes ou de vieilles cicatrices, car il sait ce que nous ressentons. Chaque prière – qu’elle soit silencieuse, offerte avec des sanglots ou exprimée avec assurance – démontre notre confiance dans la promesse que Dieu nous entend et se préoccupe de nous. Xochitl Dixon - Pain Quotidien

Que tout ce qui est…

Chaque vendredi soir, l’émission d’actualités nationales que ma famille regarde se termine par une histoire édifiante qui nous procure toujours une bouffée d’air frais. Une récente « bonne » histoire du vendredi portait sur une journaliste qui avait attrapé le coronavirus, s’en était entièrement remise et avait décidé de donner du plasma pour en aider d’autres, si possible, à vaincre le virus. Les experts se questionnaient encore alors sur l’efficacité des anticorps. Or, beaucoup d’entre nous se sentaient démunis et redoutaient les seringues, mais elle jugeait que « c’était un petit prix à payer compte tenu de la récompense potentielle ».
Après cette émission du vendredi, ma famille et moi nous sentions encouragés – j’oserais même dire remplis d’espoir. Voilà le pouvoir que détient le « tout » que Paul décrit dans Philippiens 4 : « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation » (V. 8). Paul avait-il à l’esprit le don de plasma ? Bien sûr que non. Avait-il par contre à l’esprit les actions sacrificielles au profit d’une personne dans le besoin – autrement dit, un comportement digne de Christ ? La réponse est indubitablement oui. Il reste que cette nouvelle donnant espoir n’aurait pas eu son plein effet si elle n’avait pas été annoncée. En tant que témoins de la bonté de Dieu, nous avons le privilège de voir et d’écouter les « tout » qui nous entourent et d’ensuite encourager les autres par leur bonne nouvelle. John Blase - Pain Quotidien

Sauter en toute liberté

Jim, un fermier de troisième génération, a été si ému de lire : « Mais pour vous qui craignez mon nom […] vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable » (MA 4.2) qu’il a prié pour accepter l’offre de Jésus de la vie éternelle. Se rappelant très bien les veaux sautant de joie après être sortis à vive allure de l’étable, Jim a fini par comprendre la promesse divine de la vraie liberté.
La fille de Jim me l’a raconté parce que nous avions discuté de l’image de Malachie 4, où le prophète faisait une distinction entre ceux qui craignaient le nom de Dieu, ou qui lui restaient fidèles, et ceux qui ne croyaient qu’en eux-mêmes (4.1,2). Le prophète encourageait les Israélites à suivre Dieu à une époque où tant de gens, y compris les chefs religieux, négligeaient Dieu et ses normes de vie selon la fidélité (1.12-14 ; 3.5-9). Malachie a appelé le peuple à vivre fidèlement parce qu’un jour viendrait où Dieu départagerait ces deux groupes pour l’éternité. Dans ce contexte, Malachie a utilisé l’image inattendue d’un veau qui saute pour décrire la joie inexprimable que les fidèles connaîtront lorsque « se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes » (V. 2).
Jésus est l’accomplissement ultime de cette promesse, apportant la bonne nouvelle que la vraie liberté est offerte à tout le monde (LU 4.16-21). Et un jour, dans la création renouvelée et restaurée, nous goûterons pleinement cette liberté. Quelle joie indescriptible ce sera de sauter là-haut ! Lisa Samra - Pain Quotidien

Aucun malentendu

Alexa, Siri et d’autres assistants vocaux intégrés à des appareils intelligents dans les maisons interprètent parfois mal ce qu’on leur dit. Une fillette de six ans parlait à un nouvel appareil de la famille au sujet des biscuits et d’une maison pour poupées. Plus tard, sa mère a reçu un courriel l’informant qu’une commande de trois kilos de biscuits et qu’une maison pour poupées de 170 $ était en cours de livraison. Il y a même un perroquet parlant à Londres, dont la maîtresse n’avait jamais rien acheté en ligne, qui avait trouvé le moyen de commander un paquet de boîtes-cadeaux dorées à son insu. Une personne a demandé à son appareil d’allumer les lumières du « living room », et il lui a répondu qu’il n’y avait pas de « pudding room ».
Or, lorsque nous parlons avec Dieu, il n’interprète jamais mal ce que nous lui disons. Il n’est jamais confus, car il connaît mieux notre cœur que nous. L’Esprit sonde notre cœur et comprend la volonté de Dieu. L’apôtre Paul a dit aux Églises de Rome que Dieu promettait d’accomplir le dessein bienveillant de nous faire mûrir spirituellement et ressembler davantage à son Fils (RO 8.28). Même lorsque, à cause de « notre faiblesse », nous ignorons ce qui est nécessaire à notre croissance, l’Esprit intercède pour nous selon la volonté de Dieu (V. 26,27). Vous ne savez pas comment vous adresser à Dieu ? Vous ne comprenez pas quoi ou comment prier ? Parlez-lui d’un cœur sincère. L’Esprit comprendra et accomplira les desseins divins. Anne Cetas - Pain Quotidien

Vérité, mensonges et justiciers

Au cours de la saison de base-ball 2018, un entraîneur des Cubs de Chicago a voulu remettre une balle à un jeune garçon assis près de l’abri. Lorsque l’entraîneur la lui a lancée, un homme l’a toutefois attrapée avant qu’elle lui parvienne. La vidéo de l’événement est devenue virale. La foudre des médias traditionnels et sociaux s’est abattue sur la « brute » en question. Sauf que les gens ne connaissaient pas toute l’histoire. Plus tôt, cet homme avait aidé le jeune garçon à attraper une balle morte ; et ils s’étaient entendus pour se partager les autres balles qui leur parviendraient. Malheureusement, la vraie histoire a mis vingt-quatre heures à faire surface. La foule avait déjà diabolisé un homme innocent.
Il arrive trop souvent que nous croyions avoir tous les faits, alors que nous n’avons que des bribes d’information. Dans notre culture, avec des extraits de vidéo dramatique et des tweets incendiaires, il est facile de condamner des gens sans connaître toute l’histoire. La Bible nous avertit cependant de ne pas répandre de faux bruit (EX 23.1).
Nous devons faire tout notre possible pour confirmer la vérité avant d’accuser qui que ce soit, en veillant à ne pas participer à la propagation de mensonges. Nous devrions user de prudence lorsqu’un esprit vengeur se manifeste, les passions s’enflamment et une vague de jugement déferle. Nous devons éviter de « [suivre] la multitude pour faire le mal » (MA 4.2).
Comme croyants en Jésus, puisse Dieu nous aider à ne jamais proférer de mensonges et à toujours user de sagesse. Winn Collier - Pain Quotidien